Jérôme Pouliot
Se soumettre à l'ordre que Dieu a prévu pour chaque chose de La Vie, attire sur nous le bonheur et la bénédiction. Mais résister à cet ordre divin, ou chercher à accomplir un désir qui va à l'encontre de cet ordre, attire sur nous que malheur et déception.
« C'est pourquoi celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. » Romains 13.2
Dans ce contexte, le verset s'applique à l'autorité civile ; mais le principe vaut pour toutes choses où Dieu a établi un ordre précis.
En matière de foi, l'ordre établi par Dieu se réfère à l'autorité des Écritures (Parole de Dieu) :
« Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche. » Apocalypse 1.3
Et malheur à celui qui refuse d'y soumettre sa vie et même ses pensées.
« Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu'un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre ; et si quelqu'un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l'arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre. » Apocalypse 22.18-19
C'est donc dire que si nous allons à l'encontre de ce qui est écrit dans la Parole de Dieu en matière de foi, nous encourons un jugement, une malédiction. C'est ici l'ordre de Dieu en ce qui concerne notre vie spirituelle. Au niveau de la foi, Dieu n'a pas voulu laisser l'autorité entre les mains des hommes. Ce n'est pas à des hommes que nous avons à nous soumettre en matière de foi si nous voulons être béni, mais bien à l'Écriture même, qui a été inspiré par Dieu.
« Dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre. » 2 Timothée 3.15-17
En matière de foi, craindre les hommes ou se soumettre à une autorité religieuse par simple crainte, peut s'avérer néfaste, décevant et complètement destructeur. Jésus ne s'est pas gêné d'aller à l'encontre de l'autorité religieuse de son temps, pour respecter les Écritures.
« Alors des pharisiens et des scribes vinrent de Jérusalem auprès de Jésus, et dirent : Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. Il leur répondit : Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère ; et : Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites : Celui qui dira à son père ou à sa mère : Ce dont j'aurais pu t'assister est une offrande à Dieu, n'est pas tenu d'honorer son père ou sa mère. Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition. Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit : Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi. C'est en vain qu'ils m'honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d'hommes. » Matthieu 15.1-9
Et Jésus conclut son discours par ce simple conseil à ses disciples : de ne pas se soumettre ou même de tenir compte de tel conducteur religieux insoumis aux Saintes Écritures.
« Il répondit : Toute plante que n'a pas plantée mon Père céleste sera déracinée. Laissez-les : ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles ; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse. » Matthieu 15.13-14
Mais au contraire, la bénédiction et le bonheur est pour celui qui se donne la peine de chercher à comprendre les écritures et d'y soumettre sa vie.
« Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne s'arrête pas sur la voie des pécheurs, Et qui ne s'assied pas en compagnie des moqueurs, Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l'Éternel, Et qui la médite jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d'un courant d'eau, Qui donne son fruit en sa saison, Et dont le feuillage ne se flétrit point : Tout ce qu'il fait lui réussit. Il n'en est pas ainsi des méchants : Ils sont comme la paille que le vent dissipe. C'est pourquoi les méchants ne résistent pas au jour du jugement, Ni les pécheurs dans l'assemblée des justes ; Car l'Éternel connaît la voie des justes, Et la voie des pécheurs mène à la ruine. » Psaumes 1.1-6
« Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. Car, si quelqu'un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel, et qui, après s'être regardé, s'en va, et oublie aussitôt quel il était. Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n'étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l'oeuvre, celui-là sera heureux dans son activité. » Jacques 1.22-25
De même que Dieu a établi un ordre au niveau civil et au niveau religieux, ainsi il a aussi établi un ordre au niveau de notre vie familiale et de notre vie affective. Le premier de ces commandements en ce sens est cité dans le livre de la Genèse :
« C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. » Genèse 2.24
Dieu a voulu que les enfants se soumettent à l'autorité de leurs parents dans leurs jeunes âges ; cela est pour leurs biens et leurs assurent une bénédiction :
« Enfants, obéissez à vos parents, selon le Seigneur, car cela est juste. Honore ton père et ta mère c'est le premier commandement avec une promesse, afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre. » Éphésiens 6.1-3
Mais lorsque les enfants grandissent et deviennent des hommes et des femmes matures, Dieu a aussi un ordre précis pour eux. Ces mêmes enfants, autrefois soumis à leurs parents, doivent maintenant quitter leurs parents. C'est donc dire que les enfants devenus grands, ne doivent plus s'attacher à leurs parents, ni l'inverse, c'est-à-dire, les parents s'attacher à leurs enfants. Le manque de respect à cet ordre divin, entraîne bien des malheurs et de déchirements inutiles. Les enfants n'appartiennent pas aux parents ; ils leurs sont seulement prêtés durant le temps de leurs enfances. Devenu adulte, l'enfant assume seul sa propre vie et ses responsabilités.
C'est pourquoi Dieu a prévu, dans Son ordre à Lui, que notre attachement émotif soit toujours dirigé vers un conjoint et non vers les enfants ou vers des parents. Plusieurs s'exposent à bien des déceptions car ils s'attachent à la mauvaise personne ; ils ne cherchent pas la volonté de Dieu précise en ce domaine. Dieu n'est pas contre le fait qu'on s'attache à quelqu'un dans notre vie ; Il établit seulement un ordre précis : Retrouves-toi d'abord avec le conjoint que Dieu a prévu pour toi, et ensuite, demeure attaché à lui.
Si quelqu'un affirme « vouloir vivre seul » et dans les faits, cherche à combler son manque d'affection, auprès de ses enfants, ou encore, en s'adonnant à toutes sortes de fantasmes sexuels, cette personne-là, refuse simplement de reconnaître l'ordre divin et de s'y soumettre.
« L'Éternel Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; Je lui ferai une aide semblable à lui. » Genèse 2.18
Plusieurs s'opposent à cet ordre, pensant être capable de vivre seul et deviennent plus souvent qu'autrement bien malheureux. C'est Dieu qui l'a dit, c'est Son verdict ; et Il a promis de Lui-même y pourvoir : « Je lui ferai une aide semblable à lui ».
Dieu n'est pas inconscient de nos besoins affectifs. Il a lui-même établi cet ordre en nous. Mais Il veut qu'on se soumette avec foi et confiance en Lui, à Son choix à Lui pour nous. Dieu a aussi un temps pour toutes choses ; Il peut permettre pour un temps la solitude dans la vie de quelqu'un. Ce qu'Il désire plus que tout, c'est que l'on s'attache à Lui premièrement ; cela est une règle d'or qui nous épargne bien des tourments sentimentaux.
« Car l'Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à lui. Tu as agi en insensé dans cette affaire, car dès à présent tu auras des guerres. » 2 Chroniques 16.9
Jésus est l'exemple parfait de celui qui s'est attaché de tout son cœur à son Père céleste ; Il a ordonné à ses disciples de faire la même chose envers Lui :
« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n'est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera. » Matthieu 10.37-39
Pour Jésus, le service de Dieu était aussi important et même plus que le mariage ; Il a établi pour ses disciples cet ordre : « être prêt à tout quitter pour Le suivre ».
« Et Jésus leur dit : Je vous le dis en vérité, il n'est personne qui, ayant quitté, à cause du royaume de Dieu, sa maison, ou sa femme, ou ses frères, ou ses parents, ou ses enfants, ne reçoive beaucoup plus dans ce siècle-ci, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle. » Luc 18.29-30
Jésus ne dit pas que nos besoins émotifs ne seront pas comblés par Lui. Au contraire, nos besoins émotifs seront comblés, mais Il a établi un ordre de priorité différent. D'abord Lui, puis Il promet au centuple dans cette vie, le comble à nos besoins affectifs. C'est ce qui amenait l'apôtre Pierre à déclarer avec assurance :
« Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car Lui-même prend soin de vous. » 1 Pierre 5.7
On sait que l'apôtre Pierre était marié :
« N'avons-nous pas le droit de mener avec nous une soeur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Pierre ? » 1 Corinthiens 9.5
Mais il a dû, comme les autres disciples, quitter sa propre femme pour un temps seulement, afin de servir Jésus. D'autres, comme l'apôtre Paul, ont choisi de rester célibataires, mais Dieu pourvoyait à ses besoins affectifs par des compagnons oeuvres :
« Je te prie pour mon enfant, que j'ai engendré étant dans les chaînes, Onésime, qui autrefois t'a été inutile, mais qui maintenant est utile, et à toi et à moi. Je te le renvoie lui, mes propres entrailles. J'aurais désiré le retenir auprès de moi, pour qu'il me servît à ta place, pendant que je suis dans les chaînes pour l'Évangile. Toutefois, je n'ai rien voulu faire sans ton avis, afin que ton bienfait ne soit pas comme forcé, mais qu'il soit volontaire. Peut-être a-t-il été séparé de toi pour un temps, afin que tu le recouvres pour l'éternité. » Philémon 1.10-15
« Au reste, lorsque je fus arrivé à Troas pour l'Évangile de Christ, quoique le Seigneur m'y eût ouvert une porte, je n'eus point de repos d'esprit, parce que je ne trouvai pas Tite, mon frère ; c'est pourquoi, ayant pris congé d'eux, je partis pour la Macédoine. » 2 Corinthiens 2.12-13
L'apôtre Paul était tellement comblé par la présence de Tite, son frère dans le Seigneur, qu'il n'eût point de repos et il ne pût rien faire à Troas, parce que Tite n'était pas à ses côtés.
De même, si nous nous attachons à Dieu en premier selon Son ordre à Lui, Il nous donnera aussi toutes choses par surcroît :
« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu (Son ordre à Lui) ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » Matthieu 6.33
Le Roi David a bien décrit cet élément de l'ordre divin dans nos émotions :
« Fais de l'Éternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire. » Psaumes 37.4
Lorsque nous nous retrouvons le coeur déçu, posons-nous les bonnes questions : « À quel endroit ai-je dérogé à l'ordre divin ? Est-ce que le Seigneur est en premier dans ma vie, passe-t-il avant toutes choses ? Ais-je voulu m'attacher à quelqu'un qui ne m'appartenait pas ? Ais-je devancer le temps de Dieu pour moi et ainsi, j'ai négligé de Lui faire confiance et d'espérer en Lui ? »
Sondons les Saintes Écritures, la Parole même de Dieu, et recherchons pour chacun de nous la justice divine, ce qu'Il a jugé juste et bon pour nous. Soumettons-nous donc à Son plan et à Son ordre avec pleine confiance, car Il est bon et plein de miséricorde, et Lui seul, saura bien combler nos coeurs... selon son dessein à Lui.

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