03-12-2006 Présage prophétique (suite) : 3 signes accomplis

Jérôme Pouliot

Dans le contexte de ce qui a été dit auparavant (voir le texte : Présage prophétique), l'automne 2006 devait marquer un tournant de l'Ouest vers l'Est. Comme je l'ai déjà expliqué, il semble que le Seigneur voulait indiquer par là qu'Il s'apprêtait à revenir vers Israël, représenté par l'Est, pour précipiter la reconnaissance du Messie. Le temps des nations (de l'Ouest) semblait donc venir à sa fin, non pas en ce qui concerne la conversion individuelle des Gentils qui elle, reste toujours accessible et ouverte, mais en tant que faveur spéciale accordée aux nations au niveau politique, pour favoriser leurs conversions.

La conversion d'Israël et leur retour au vrai Messie est bien décrite, avec détails, par le prophète Zacharie :

« Alors je répandrai sur la maison de David, et sur les habitants de Jérusalem, un esprit de grâce et de supplication. Et ils tourneront les regards vers Moi, Celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur Lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur Lui comme on pleure sur un premier-né. » Zacharie 12.10

Cet événement, remarquable dans le plan de Dieu, semble être précédé d'au moins trois autres événements majeurs, qui sont explicitement décris dans le chapitre précédent du livre de Zacharie. Le onzième chapitre de Zacharie débute en décrivant le Liban qui est mise à feu :

« Liban, ouvre tes portes, et que le feu dévore tes cèdres ! Gémis, cyprès, car le cèdre est tombé, ceux qui s'élevaient sont détruits ! Gémissez, chênes de Basan, car la forêt inaccessible est renversée ! » Zacharie 11.1-2

Le Seigneur a attiré mon attention sur le fait que, ce qui est décrit dans ce passage, ressemble étrangement à ce qui s'est passé au mois d'août 2006. En effet, l'armée d'Israël a envahi le sud du Liban, a mis le pays à feu, et en a détruit toutes les tours qui s'élevaient contre eux. Si cela n'avait été que de cet événement, j'aurais pu prendre cela comme d'une circonstance isolée sans rapport avec le reste du texte de Zacharie. Mais voilà, deux signes prophétiques se sont également déroulés, ici même à Montréal, et qui cadraient de façon assez spéciale avec le brisement des deux houlettes mentionnées dans la suite du chapitre onze de Zacharie :

« Je pris ma houlette Grâce, et je la brisai, pour rompre mon alliance que j'avais traitée avec tous les peuples. Elle fut rompue ce jour-là ; et les malheureuses brebis, qui prirent garde à moi, reconnurent ainsi que c'était la parole de l'Éternel. » Zacharie 11.10-11

Or voilà, le 13 septembre 2006, un tireur fou à ouvert le feu au Collège Dawson à Montréal (Québec, Canada), tuant une jeune fille du nom de Anastasia De Sousa. Or le nom Anastasia est tiré du mot hébreux « Hen » (Anne) qui signifie grâce ou faveur. Et ce n'est pas un hasard non plus que cela soit arrivé au Collège Dawson, qu'on pourrait aussi rendre par « dawn sun » (le lever du soleil ou l'Est). En réalité, nous avons eu droit, de la part de Dieu, à un signe terrestre dévoilant un événement céleste. La « Grâce » pour tous les peuples se réfère justement au fait que l'Évangile avait été priorisée chez les nations païennes (Gentils) au détriment de la nation juive qui elle, l'avait rejetée (cela en tant que nation et non en tant qu'individu).

« Paul et Barnabas leur dirent avec assurance : c'est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée : mais, puisque vous la repousser et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens. Car ainsi nous l'a ordonné le Seigneur : Je t'ai établi pour être la lumière des nations, pour porter le salut jusqu'aux extrémités de la terre. » Actes 13.46-47

Ce brisement de la houlette de la Grâce ne parle pas de l'arrêt de la grâce du salut en Jésus-Christ, qui elle reste toujours valide et accessible pour quiconque croit, tant juifs (orientaux) que païens (occidentaux). Ce verset 10 de Zacharie, nous parle bien d'une alliance traitée avec tous les peuples. Une alliance est bien souvent concoctée lorsque Dieu ordonne une parole qui change le cours des circonstances. De nombreuses alliances ont été contractées par Dieu, avec différents individus, et à chaque fois, il n'a suffit pour Dieu que d'une seule parole.

« Dieu parla encore à Noé et à ses fils avec lui, en disant : Voici, j'établis mon alliance avec vous et avec votre postérité après vous ; [ ... ] J'établis mon alliance avec vous : aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du déluge, et il n'y aura plus de déluge pour détruire la terre. » Genèse 9.8-11

« En ce jour-là, l'Éternel fit alliance avec Abram et dit : Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d'Égypte jusqu'au grand fleuve, au fleuve d'Euphrate. » Genèse 15.18

« L'Éternel répondit : Voici, je traite une alliance. Je ferai, en présence de tout ton peuple, les prodiges qui n'ont pas eu lieu dans aucun pays et chez aucune nation ; tout le peuple qui t'environne verra l'oeuvre de l'Éternel, et c'est par toi que j'accomplirai des choses terribles. » Exode 34.10

« N'en est-il pas ainsi de ma maison devant Dieu, puisqu'il a fait avec moi une alliance éternelle, en tous points bien réglée et offrant pleine sécurité ? Ne fera-t-il pas germer tout mon salut et tous mes désirs. » II Samuel 23.5

« J'ai fait alliance avec mon élu ; voici ce que j'ai juré à David mon serviteur. » Psaume 89.4

Les alliances ont donc été très nombreuses, et elles ne se limitent pas seulement à l'ancienne alliance et à la nouvelle alliance. Cette alliance particulière, appelée « Grâce envers tous les peuples », fait référence au rejet du Messie par les juifs, en tant que nation, et peut être identifié à cette parole du prophète Osée, sur laquelle s'appuie l'apôtre Paul :

« Ainsi nous a-t-il appelé, non seulement d'entre les juifs, mais encore d'entre les païens, selon qu'il le dit dans Osée : J'appellerai mon peuple, celui qui n'était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n'était pas la bien-aimée ; et là où on leur disait : Vous n'êtes pas mon peuple ! Ils seront appelés fils du Dieu vivant. » Romains 9.24-26

C'était comme une porte qui s'ouvrait pour les nations, tandis qu'elle se refermait temporairement pour les juifs. C'est certain qu'en tant que nation occidentale, l'ère de paix et de prospérité que nous vivons depuis près d'un siècle est en grande partie redevable au fait que nos valeurs de base pour la société, trouvaient leurs racines dans la foi chrétienne. Malheureusement, nous assistons maintenant et de plus en plus à un rejet de ces valeurs de base. La grâce ou la faveur divine qui était sur nos pays, est entrain d'être détournée à l'avantage d'Israël. Nous avons eu un exemple de cela récemment dans les élections de mi-mandat aux États-Unis, s'ayant déroulée au mois de novembre 2006 ; la droite religieuse (et les républicains avec lesquels elle était associée) a perdu sa voix au sein du gouvernement, ayant perdu sa majorité dans les deux chambres (sénateurs et représentants). Ce même rejet de valeur de base du christianisme est sur le point d'affecter de nombreux autres pays, tel le Canada, l'Australie, la Grande-Bretagne, etc.

Cette grâce spéciale attribuée aux nations est appelée d'autre part dans l'Écriture « les temps des nations ».

« Ils (les juifs) tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront amenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations jusqu'à ce que les temps des nations soient accomplis. » Luc 21.24

Les versants qui suivent le brisement de cette première « houlette » dans le livre de Zacharie, font de plus mention d'un mépris manifesté envers le Fils de Dieu :

« Je leur dis : Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire ; sinon, ne le donnez pas. Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d'argent. L'Éternel me dit : Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m'ont estimé ! Et je pris les trente sicles d'argent, et je les jetai dans la maison de l'Éternel, pour le potier. » Zacharie 11.12-13

Cette prophétie se réfère directement à Jésus et fait état du grand mépris des hommes envers le Messie. Or, ce même mépris semble se répandre parmi toutes les nations dites autrefois chrétiennes, et un esprit d'antichrist commence à influencer les diverses souches de la société ; tout cela pave la voie à la venue de l'Antichrist lui-même.

Maintenant, regardons le deuxième signe qui s'est accompli juste quelques semaines après le premier événement. Cela fait référence au brisement de la seconde « houlette ».

« Puis je brisai ma seconde houlette Union, pour rompre la fraternité entre Juda et Israël. » Zacharie 11.14

Or, le 30 septembre 2006, le tablier du viaduc de « La Concorde » à Laval tomba sur l'autoroute 19, aux environs de Montréal, causant la mort de « cinq » personnes. Cet événement marquant et des plus médiatisés, ne peut pas avoir été seulement un hasard ; ce genre d'incident ne s'était jamais vu ni produit dans le passé. La jeune « Anastasia » est tombée par terre comme la houlette de la grâce qui a été brisée, et le viaduc de la Concorde s'est brisé par le centre, tout comme l'union (concorde) entre Juda et Israël est sur le point de se rompre. Nous voyons, jusqu'à aujourd'hui, la nation d'Israël ne forme qu'une seule nation, unie derrière un seul chef. Ce fait en soit était le résultat de l'établissement d'une parole de Dieu (ou d'une alliance), qui avait été prononcée du temps du prophète Ézéchiel, alors que la nation était encore divisée en deux.

« Réponds-leur : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, je prendrai le bois de Joseph qui est dans la main d'Éphraïm, et les tribus d'Israël qui lui sont associées ; je les joindrai au bois de Juda, et j'en ferai un seul bois, en sorte qu'ils ne soient qu'un dans ma main. » Ézéchiel 37.19

Mais voilà maintenant, les choses sont entrain de changer. Le prophète Zacharie semble en fournir la raison :

« Car voici je susciterai dans le pays un pasteur insensé qui n'aura pas souci des brebis qui périssent ; il n'ira pas à la recherche des plus jeunes, il ne guérira pas les blessés, il ne soignera pas les saines ; mais il dévorera la chair des plus grasses, et il déchirera jusqu'aux cornes de leurs pieds. » Zacharie 11.16

Cette situation anormale au niveau même du leadership de la nation, créera des dissensions profondes au sein du peuple d'Israël, qui se scindera de nouveau en deux. De plus, il semble que les premiers versets du chapitre douze de Zacharie indique beaucoup de tensions internationales qui mèneront jusqu'à l'invasion de la ville de Jérusalem. La venue de l'Antichrist et son apparition sur la scène mondiale serviront d'élément déclencheur à cette événement. Plusieurs indices nous ont été donnés dans l'Écriture concernant cet homme appelé l'Antichrist.

« Un homme méprisé prendra sa place, sans être revêtu de la dignité royale ; il paraîtra au milieu de la paix, et s'emparera du royaume par l'intrigue. » Daniel 11.21

Ces versets parlaient en premier lieu d'Antiochus Épiphane, le grand ennemi des juifs qui allait profaner le temple de Jérusalem en 167 avant Jésus-Christ. Ce roi allait devenir un type de tous les antichrists à venir. Aujourd'hui nous assistons à la montée en autorité de cet esprit antichrist, qui poussera à la tête de plusieurs nations des hommes sans scrupules, méprisant l'autorité de Dieu, et qui réussiront à se faufiler au pouvoir avec beaucoup de ruses et de stratagèmes diaboliques. L'apôtre Paul le décrit comme « l'homme du péché », « le fils de la perdition », « l'impie ».

« Que personne ne vous séduise d'aucune manière ; car il faut que l'apostasie soit arrivée auparavant, et qu'on ait vu paraître l'homme du péché, le fils de la perdition, l'adversaire qui s'élève au-dessus de tout ce que l'on appelle Dieu, jusqu'à s'asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu. » II Thessaloniciens 2.3-4

Nous sommes sans doute entrés dans ce que la Bible appelle « le commencement des douleurs ». Car en effet, deux royaumes, qui s'opposent complètement l'un à l'autre, sont entrain d'être enfantés sur terre, ce qui rendra la paix civile de plus en plus précaire et difficile. En même temps, que Dieu s'apprête à faire naître « un nouveau fils » (Apocalypse 12.5), et que l'enfantement spirituel des juifs dans le royaume du Messie éclatera comme « une vie d'entre les morts » (Romains 11.15), le diable lui aussi fourbit ses armes, et s'apprête à faire paraître « ses propres représentants » : le faux-prophète et la bête (Apocalypse 19.20).

Au mois d'août 2006, nous avons vu le Liban mis à feu ; puis le 13 septembre, nous avons vu la vie de cette jeune fille Anastasia (Grâce) être brisée à jamais à cause de ce tireur fou. Deux semaines plus tard, soit le 30 septembre, le viaduc de la Concorde (Union) se brise lui aussi. On dirait que tout le chapitre onze de Zacharie est ici décrit dans nos événements contemporains ; malheureusement, bien peu en retire la signification spirituelle cachée derrière ces deux derniers signes prophétiques. L'histoire biblique regorge de signes accordés par Dieu, tirés à même de la vie de tous les jours, mais qui dénotaient un début d'accomplissement de prophéties. Prenons juste deux exemples :

  • l'apparition d'une étoile à l'Orient, interprétée par des sages comme le signe de la naissance du roi Messie (Matthieu 2.1-2) ;
  • la mort d'un homme sur la croix à Golgotha, qui coïncida avec le déchirement du voile séparant le lieu saint du lieu très-saint dans le temple de Jérusalem (Hébreux 10.19-20).

Bien peu de juifs de cet époque ont reconnu les signes prophétiques qui se cachaient derrière ces événements (apparemment ordinaires). De même nous aujourd'hui, saurons-nous reconnaître « les signes des temps » ? (Matthieu 16.3)

 

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