I
ntroduction

 

Comment définir l'amour de Dieu ? Peut-elle se comparer à la compassion humaine, qui consiste à aider son semblable lorsque ce dernier passe par une situation difficile ? S'agit-il seulement de tendre la main aux démunis, de pleurer avec ceux qui pleurent et de porter les fardeaux les uns les autres ? Même si tout cela est louable, Dieu voit les choses très différemment de nous ; son regard pénètre non seulement le temps présent, mais l'éternité entière. La compassion divine marche toujours de pair avec sa justice : elles ne se contredisent jamais l'une et l'autre.

 

Le problème qui réside au sein de cette « compassion humaine », c'est que dans son désir de réconforter le misérable, elle passe à côté de la cause réelle du problème fondamental de l'homme. En ce faisant, elle prend le parti du pécheur qui refuse de reconnaître sa responsabilité personnelle, pour le justifier sur son enfance ou sur son environnement, « le système », etc. On se permet ainsi d'éviter de parler du péché afin de ne pas culpabiliser la personne que l'on désire secourir. Comment peut-on guérir un problème, comme par exemple une maladie, si l'on refuse d'abord de reconnaître son existence ? Aucun patient ne désire recevoir un remède avant d'avoir reconnu le fait qu'il est malade. Or, le péché est une maladie bien pire que le cancer ; c'est mortel et incurable, le péché empoisonne toute l'existence humaine et seul le sang de l'Agneau en efface toutes traces.

 

Telle une autruche qui se cache la tête dans le sable et nie l'existence de son problème, une telle attitude ne règle en rien la situation. Au contraire, mieux vaut regarder les choses en face et admettre que pour l'homme, il est impossible de se soustraire du pouvoir du péché si ce n'est que par le salut offert en Jésus-Christ. Dieu regarde notre péché comme quelque chose de grave, très sérieux ; depuis longtemps il a déclaré que ces conséquences ne pouvaient être que la mort.

 

« [ ... ] car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » Genèse 2.17

 

Jamais nous ne voyons Dieu dire à l'homme : « Ah, tu as péché... ce n'est pas bien grave. Je te comprend ; on oublie tout cela et je te pardonne ! »

Le monde voudrait bien nous faire croire ce mensonge, mais la réalité divine demeure toute autre.

 

« Car le salaire du péché, c'est la mort [ ... ] » Romains 6.23

 

Dieu ne saurait appliquer à notre égard le genre de compassion que nous pourrions simplement exercer envers l'un de nos semblables. Car alors, les exigences de la Justice ne pourraient être ni rencontrées, ni satisfaites.